Foot - WTF - Suspendu à vie pour avoir «pincé les fesses» d'un arbitre

Foot / Foot - WTF - Suspendu à vie pour avoir «pincé les fesses» d'un arbitre

Publié le 14 Avril 2017 à 16H30, Mis à jour le 14 Avril 2017 à 17H03

Le président du CS Sfaxien Moncef Khemakhem, qui s'était vanté d'avoir «pincé à deux reprises les fesses» d'un arbitre-assistant lors d'un match du championnat tunisien, a été «suspendu à vie de toute activité dans le football».

Une main lourde de conséquence. La Fédération tunisienne de football a «suspendu à vie de toute activité dans le football» le président du Club sfaxien, Moncef Khemakhem, qui s'est vu également infliger une amende de 30 000 dinars (12 000 euros). Ce dernier s'était vanté d'avoir «pincé à deux reprises les fesses» d'un arbitre-assistant lors d'un match du championnat tunisien.

«Nous avons décidé d'obtenir nos droits avec nos dents et nos doigts», s'était d'ailleurs vanté le dirigeant le 1er mars lors de son intervention sur la chaîne publique Wataniya, le soir-même d'un match émaillé d'incidents et finalement remporté 3-2 par son club contre l'Etoile du Sahel (ESS). «On a d'ailleurs eu notre cadeau», s'était-t-il ensuite félicité après avoir bénéficié d'un penalty inexistant en fin de rencontre. Tout sourire, il avait également ajouté qu'il avait «pincé deux fois les fesses» de l'arbitre-assistant «pour lui remonter le moral car il avait perdu le fil du match».

Une vidéo circulant sur Youtube immortalise les faits et le montre entrant sur le terrain pour se joindre aux protestations de ses joueurs après l'égalisation (2-2) de l'ESS sur un pénalty très sévère. Après avoir enlacé l'arbitre central, M. Khemakhem repart vers la ligne de touche, pouce levé à destination du juge de touche. Il lui fait alors la bise, puis, sans aucun doigté lui mordille l'oreille gauche avant de lui pincer furtivement la joue.

Pris la main dans le sac, le président du CSS est notamment accusé de «comportement dangereux et antisportif», «d'attentat à la pudeur» et «d'atteinte aux bonnes moeurs», est-il précisé. Le texte mentionne que le dirigeant a lui-même reconnu avoir effectué des «gestes obscènes à l'encontre d'un arbitre-assistant» dans le but de «faire pression sur l'arbitrage» et ajoutant qu'il s'était réjoui d'être «parvenu à ses fins». Il n'est pas précisé si le jugement est susceptible d'appel.

Nous vous recommandons